vendredi 30 mai
Encore une recette de chez moi : les fleischnakas
Et oui, ces derniers temps je cuisine régulièrement alsacien ! Il faut dire que le fleischnaka (ou escargots de viande) est un des rares plats alsaciens faisable en été, ou du moins quand il ne fait pas 0°C dehors !
En plus c'est un plat bien pratique puisqu'il se prépare avec les restes de pot-au-feu. Il s'agit en fait d'une pâte à nouille que l'on garnit de viande hachée et que l'on roule, d'où le nom "d'escargot". Le toue est ensuite cuit dans le bouillon du pot-au-feu.
Les fleischnakas
Pour une douzaine :
La pâte : 4 oeufs - 500 g de farine - 1 cc de sel - du lait
La garniture : 300 g de viande de pot-au-feu - 2 échalotes
1 l de bouillon de pot-au-feu
Préparer la pâte (j'utilise ma map, ça marche super !) en mélangeant la farine avec les oeufs et le sel. Ajouter ensuite du lait pour obtenir la consistance souhaitée. La pâte doit pouvoir être étalée facilement mais doit être quand même un peu collante. Je pense que j'ai ajouté à peu près 15 cl de lait. Laisser reposer.
Hacher au robot la viande de pot-au-feu avec les deux échalotes. Réserver.
Etaler la pâte à nouilles en rectangle sur une épaisseur de 2 à 3 mm. Il faut bien fariner le plan de travail parce que ça colle !
Recouvrir la pâte de viande hachée. Rouler dans la largeur comme pour réaliser un chinois, bien souder les extrémités avec un peu d'eau.
Couper le rouleau obtenu en tronçons de 5 à 6 cm.
Faire fondre dans une cocotte un gros morceau de beurre avec un peu d'huile. Quand c'est bien chaud, faire revenir les fleischnakas sur les deux faces. Ils doivent être bien dorés.
Baisser le feu, puis mouiller avec le bouillon à hauteur. Laisser bouillonner doucement.
Les fleischnakas vont gonfler et à peu près doubler de taille. Les retourner à mi-cuisson Pour que tout soit bien imbibé de bouillon. Laisser cuire jusqu'à ce que tout le bouillon se soit évaporé, c'est délicieux lorsque le fond se caramélise.
Servir les fleischnakas avec une salade verte aux échalotes bien assaisonnée. Les fleischnakas se réchauffent très bien (ils sont même encore meilleurs !).
Verdict : C'était ma troisième réalisation et je dois dire que j'en étais plutôt contente... Ils étaient presque aussi bons que ceux de ma maman...
mercredi 09 avril
Une recette de chez moi : la zewalakueche...
Ouf, je réussis enfin à faire un retour, il était temps ! Comme toujours pas mal de boulot, et beaucoup d'occupation à la maison... qui font que j'oubliais systématiquement de récupérer mes photos dans l'appareil ! Cette fois c'est fait, et du coup j'ai pas mal de stock !
J'ai choisi pour commencer une recette de chez moi, la tarte à l'oignon... J'ai adapté en utilisant des oignons rouges pour que cela soit moins fort, et quelle bonne idée ! Le résultat, délicieux !
Zewalakueche ou tarte à l'oignon
Pour 8 personnes en entrée, 4 en plat du soir :
une pâte brisée (250 g de farine, 120 g de beurre, un peu d'eau, du sel)
1 kg d'oignons rouges
4 oeufs
20 cl de crème fraîche
50 g de gruyère râpé
1 CS de farine
1 noix de beurre
sel et poivre
Eplucher et émincer très finement les oignons. Pour ma part j'ai utilisé mon robot, les lamelles n'étaient pas très régulières mais c'était rapide. Faire fondre le beurre à feu doux avec un peu d'huile. Y jeter les oignons et les
laisser cuire à feu très doux. Ils doivent devenir tendres et transparents mais surtout pas colorer. Compter environ une demie heure.
Pendant ce temps, étaler la pâte brisée et en garnir un moule à tarte de 28 cm de diamètre. Piquer la pâte.
Fouetter les oeufs avec la crème. Saler et poivrer.
Quand les oignons sont bien cuits, y ajouter une cuillère à soupe de farine et bien mélanger (j'avais oublié, j'ai donc ajouté la farine sur les oignons directement dans la tarte et légèrement mélangé). Verser les oignons sur la pâte, puis couvrir de gruyère râpé. Terminer par la migaine.
Cuire 30 à 40 min au four à 200°C, et déguster avec une bonne salade. J'ai préparé avec une salade de carmines dont la couleur s'accordait parfaitement à l'oignon rouge !
Verdict : Un vrai délice ! Les oignons bien fondants et légèrement sucré, le crémeux de la migaine... Une vraie réussite à refaire très vite !
jeudi 27 septembre
Hartepflekiechle - Galettes de pomme de terre à l'Alsacienne
Que d'efforts en ce moment, je mets plein de recettes d'Alsace ! Et puis avec l'arrivée de l'hiver (oui aujourd'hui c'est l'hiver, d'ailleurs il faisait nuit quand je suis partie ce matin, berk !), ce sera plus facile de préparer des plats qui mijotent 3 heures au coin du feu !
La galette de pomme de terre, c'est plutôt commun, mais la version Alsacienne diffère un peu !
Pour une dizaine de galettes :
1 kg de pomme de terre
1 oignon
un bouquet de persil
2 oeufs
farine
sel et poivre
Eplucher les pommes de terre et les râper à la grille fine. Mettre les pommes de terre râpées dans un torchon, fermer en balluchon et essorer pour faire sortir toute l'eau.
Râper l'oignon et le mélanger dans un saladier avec les pommes de terre. Ajouter le persil haché et les oeufs. Saler, poivrer, et bien mélanger. Incorporer alors de la farine (oui, c'est encore au pif) de façon à ce que le jus du mélange soit absorbé. J'ajoute progressivement en mélangeant jusqu'à obtenir la bonne texture.
Faire chauffer un fond d'huile dans une poêle. Poser un tas de préparation et l'aplatir avec une fourchette de façon à former une galette d'un demi-centimètre d'épaisseur. J'en rentre 3 ou 4 dans une grande poêle. Laisser dorer à feu moyen puis retourner pour cuire l'autre côté. Placer dans un plat recouvert de papier absorbant et garder au chaud à four doux le temps de cuire les galettes suivantes. Servir avec une salade verte.
Verdict : L'ajoût de persil dans la préparation est le petit truc en plus de ces galettes ! Elles sont croustillantes à l'extérieur et très fondantes à l'intérieur, un délice !
lundi 17 septembre
Le gâteau de la Forêt Noire
Et voici THE recette de la Forêt Noire, version pas compliquée du tout, pour prouver que ce dessert est très loin d'être inaccessible... Avec un peu d'organisation, c'est prêt en deux heures, il faut simplement s'y prendre la veille.
J'ai appris à la faire avec ma belle-maman, grande spécialiste des gâteaux ENORMES et surtout d'une génoise simplifiée (presque) inratable. J'ai ajouté à cela quelques conseils d'un collègue Allemand, et le résultat est top !
La Forêt Noire, la vraie !
Pour un gâteau nourrissant à l'aise 12 personnes :
Pour le biscuit : 8 oeufs - 250 g de sucre - 250 g de farine tamisée - 1 paquet de levure chimique - 2 CS de cacao en poudre
Pour la garniture : un bocal de cerises (griottes ou noires, pas forcément dénoyautées) - 1 l de crème liquide - 10 CS de sucre - 4 paquets de sucre vanillé - 6 paquets de crèmefix - 3 CS de kirsch - copeaux de chocolat
La veille :
Vider un peu du jus des cerises du bocal, et le remplacer par 3 CS de kirsch. Conserver au frais jusqu'au lendemain.
Préparer le biscuit. Dans un récipient, casser les oeufs. Y ajouter le sucre. Fouetter ce mélange au batteur électrique, très longtemps, jusqu'à ce que cela blanchisse et triple de volume. Cela prend environ 15 min. En gros, mon récipient de 2 l est quasiment plein à la fin.


Ajouter alors au mélange la farine et la levure tamisée. Pour ne pas faire retomber les blancs, il faut procéder par petites quantités, et ne pas trop mélanger. Utiliser un fouet que l'on trempe dans la pâte, que l'on ressort et que l'on secoue doucement, simplement pour casser les bulles de farine.
Quand toute la farine est incorporée, ajouter le cacao également tamisé. C'est l'opération
cruciale, car le cacao à la facheuse tendance à faire retomber la préparation. Il faut donc mélanger un minimum, ce n'est pas grave si ce n'est pas homogène. Verser la préparation dans un moule à manqué beurré de 26 cm et cuire pendant environ 40 min à 180°C. Piquer le biscuit pour vérifier la cuisson. Laisser un peu refroidir et démouler sur un grille.
Le lendemain :
Couper le biscuit en 3 dans l'épaisseur. Pour cela, je marque le pourtour, puis je coupe le disque en utilisant un grand couteau.
Récupérer le jus du bocal de cerises. Placer un disque de biscuit sur un plat. L'arroser du tiers du jus de cerises.
Mélanger 4 CS de sucre, 2 paquets de sucre vanillé, et 3 sachets de crèmefix. Monter la moitié de la crème en chantilly. Il faut qu'elle soit très froide. Dès qu'elle commence à prendre, ajouter le mélange sucre-crèmefix, tout en continuant de battre. La crème doit devenir très ferme.

Recouvrir le disque de biscuit imbibé de la moitié de cette crème. Mettre de côté 9 belles cerises, puis répartir la moitié des restantes sur la crème.
Recouvrir d'un deuxième disque de biscuit, l'imbiber. Recommencer l'opération crème et cerises. Imbiber le dernier disque de biscuit et le placer croûte au-dessus.
Monter le restant de crème en chantilly comme précédemment. Recouvrir entièrement le gâteau avec cette crème. En conserver une quantité pour le décor. Ensuite, couvrir la crème de copeaux de chocolat. C'est un peu la partie cra-cra, c'est clair qu'on en a plein les mains !

Pour le décor, je couvre tout le pourtour du gâteau d'un ruban de crème, je fais 8 rosaces autour et une au centre. Je plante une cerise dans chaque rosace, et c'est fini !
mercredi 05 septembre
Réponse au koikess... Les knepflas cékoisa ?
Et oui ça y est, je lève le grand mystère de quoi que c'était cette chose... Pas que cela ai été réellement un mystère, en tout cas il n'a pas fait masse d'adeptes... ou n'a pas inspiré grand monde...
Bref, je félicite tout de même florence et steffy qui avaient à peu de choses près trouvé la fonction de mon pseudo moulin à légumes... Il sert bien à réaliser des pâtes alsaciennes, mais pas des spaetzle, des KNEPFLAS ! Ou est la différence me direz-vous ? Les spaetzle c'est des genre de spaghetti, alors que les knepflas c'est plutôt des petites boulettes. Et la pâte de base est plus liquide dans le cas des knepflas...
Et maintenant que vous savez tout ça, la recette !
Les knepflas
Pour 6 personnes en accompagnement :
500 g de farine
6 oeufs
du lait
sel
Pour préparer la pâte, il faut simplement s'armer d'une spatule rigide et de ses muscles ! Mélanger très énergiquement les oeufs avec la farine et une bonne pincée de sel. Quand le mélange est homogème, ajouter du lait. Alors là désolée, mais c'est au pif ! Il faut mettre du lait jusqu'à avoir une consistance ni liquide ni épaisse... oui c'est très explicite ! J'ai pris une photo exprès pour montrer ! Ensuite battre jusqu'à ce que la pâte fasse des bulles, et la laisser reposer une heure.
Faire chauffer une grande casserole d'eau avec du sel. Quand ça bout, on fait intervenir le moulin magique : on verse la pâte dans l'appareil et on tourne au dessus de l'eau bouillante. Les knepflas sont cuits quand ils remontent à la surface.
Ensuite, les égoutter et les mettre dans un grand plat. Les couvrir d'une bonne dose de beurre fondu.
Verdict : Ce sont des pâtes très fondantes, qui accompagnent à la perfection n'importe quelle viande en sauce. A la maison, on en mange toujours avec les restes de choucroute. C'est aussi excellent simplement passé à la poêle, avec de la sauce tomate et du gruyère... ou en gratin avec de la crème et des champignons !
mardi 03 juillet
Salade vigneronne
Enfin, voici une recette de chez moi ! Je me rends compte que je ne mets vraiment pas souvent de recettes alsaciennes, mais il faut dire que l'été ne s'y prête pas trop !
Voici quand même une recette bien sympa comme repas du soir, ou en entrée pour les gros appétits !
Salade vigneronne
Pour 2 personnes en plat du soir, 4 en entrée :
250 g de cervelas alsacien
250 g de gruyère
3 à 4 tomates
2 oignons nouveaux
3 CS de vinaigre Melfort
4 CS d'huile neutre
sel et poivre
Pour la réalisation, rien de plus simple ! Eplucher le cervelas et le couper en petits dés. Couper le gruyère en dés de même taille que ceux de cervelas. Faire de même pour les tomates. Hacher les oignons nouveaux (mettre également le vert). Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. Arroser du vinaigre et de l'huile. Saler et poivrer. Bien mélanger et déguster !
Verdict : C'est frais et ça fait un repas complet ! Très bon, et finalement, ça change !
Et pour conclure, une spéciale Mimine : la pêche aux poissons quotidienne !
jeudi 22 mars
Les Griespflutas
Bon, il était quand même temps de vous remettre une petite recette alsacienne ! A défaut d'avoir des recettes Irlandaises...
Petite leçon linguistique : prononcer "kriaspfluta", c'est-à-dire "quenelle de semoule". C'est une recette pur cru qui ne se mange vraiment qu'en famille, je n'en ai jamais vu dans un resto !
Griespflutas
Pour 4 personnes :
un litre de lait
350 g de semoule fine
sel
50 g de beurre
Faire chauffer le lait dans une grande casserole avec du sel et un peu d'eau. Dès que cela arrive à ébullition, verser la semoule en pluie et laisser cuire en fouettant sans arrêt. Laisser épaissir jusqu'à ce que la semoule se détache des parois. Si cela ne devient pas assez épais, rajouter de la semoule. Retirer du feu.
Faire fondre le beurre. Dès qu'il mousse, en prélever avec une cuillère à soupe, puis former une quenelle de semoule avec cette même cuillère. Recommencer jusqu'à épuisement de la semoule.
Servir aussitôt, avec de la charcuterie et de la compote de pomme (pas forcément les deux en même temps non plus !) pour un repas du soir, ou alors avec une viande en sauce (délicieux avec des rognons au madère).
Verdict : On aime beaucoup comme repas du soir, c'est vite fait et complet ! Je prépare cette quantité pour deux, parce que c'est très bon réchauffé à la poêle et bien grillé !
samedi 24 février
Tarte au fromage blanc alsacienne
Les desserts typiques alsaciens tournent presque tous autour des tartes aux fruits, quetsches, pommes, poires... Il y a bien le kouglof, mais Flo n'aime pas (il fait partie de la Ligue Contre les Raisins Secs dans le Kouglof) et en plus ça aurait fait un peu lourd... La version glacée est sympa mais il y a de l'alcool... Il me restait dons la tarte au fromage blanc !
Je pensais faire original en vous présentant cette recette, mais Mamina m'a devancée hier ! Ma recette est quand même différente, et je l'ai servie en version traditionnelle, nature ! C'est une recette du livre "Tartes et salades de Sophie" de Sophie Dudemaine que j'ai un peu adaptée...
Tarte au fromage blanc
Pour la pâte : 250 g de farine fluide T45 - 130 g de beurre salé - 60 g d'amandes en poudre - 130 g de sucre glace - 2 jaunes d'oeuf 1 oeuf entier
Pour la garniture : 300 g 400 g de fromage blanc 40 % - 150 g 120 g de sucre - 5 oeufs - 25 cl de lait - 50 g de farine - 1/2 cc de vanille en poudre 1 sachet de sucre vanillé - le zeste d'un citron
Préparer la pâte. J'utilise un robot mais on peut faire à la main. Placer tous les ingrédients dans le bol du robot, mixer à vitesse moyenne. Quand le mélange est homogène, verser de l'eau froide en filet jusqu'à ce qu'une boule se forme.
Envelopper dans un film et mettre au frais pendant deux heures.
Pour la garniture, casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Mélanger le fromage blanc aux jaunes. Incorporer le sucre et le sucre vanillé, la farine et le lait. Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange.
Etaler la pâte (la sortit du frigo 15 min avant) et chemiser un moule à manqué (un moule à tarte n'a pas les bords assez hauts). Verser la garniture sur le fond de tarte. Mettez au four pendant 30 min à 175°C. Si elle n'est pas assez cuite au bout de 30 min, baisser la température et remettre 10 min.
Pour éviter que le fromage blanc ne s'affaisse à la sortie du four, démouler la tarte à l'envers. Quand elle est froide, la remettre dans sa position normale.
Verdict : La garniture est très mousseuse, et le fait de laisser la tarte à l'envers conserve cet aspect. Cependant c'est un dessert bien riche, et comme les parts sont très hautes, on a du mal à finir !
jeudi 22 février
Trio de poisson sur choucroute, sauce beurre blanc
Les collègues voulaient une choucroute mais le problème c'était le porc... J'ai donc opté pour une version poisson ! La recette paraîtra peut-être un peu longue, mais en réalité la préparation est très rapide et très simple. Il faut simplement prévoir les temps de cuisson.
Trio de poisson sur choucroute, sauce beurre blanc
Pour 6 personnes :
1,2 kg de coucroute crue 1 échalotte
1 bouteille de vin blanc sec (edelzwicker) 10 cl de vinaigre blanc de cidre
baies de genièvre 200 g de beurre
2 gousses d'ail 2 CS de crème fraîche
2 oignons fumet de poisson
500 g de saumon sel et poivre
500 g de lotte
500 g de bar loup
Cuisson de la choucroute
Rincer la choucroute à grande eau, de une à trois fois, suivant l'âge de la choucroute. Elle sera plus ou moins acide.
Faire revenir un oignon émincé finement dans une cocotte en fonte (ou autre à fond épais) avec un peu d'huile. Dès qu'il commence à dorer, ajouter le chou égoutté et saler modérément (le chou l'est déjà). Ajouter alors les deux gousses d'ail grossièrement coupées, une poignée de baies de genièvre et du poivre. Bien mélanger puis verser environ la moitié de la bouteille de vin. Compléter d'eau à hauteur. Laisser mijoter à couvert pendant environ deux heures (ou plus) en remuant de temps en temps. Quand le chou est cuit, il devient légèrement plus foncé (de crème à paille).
Si vos invités mangent du porc, vous pouvez faire revenir un morceau de lard fumé en même temps que les oignons et le laisser cuire avec le chou pour parfumer.
Cuisson du poisson
Trois quarts d'heure avant la fin de cuisson de la choucroute, préparer le poisson. Couper chaque sorte en 6 morceaux puis les disposer dans un plat allant au four. Saler et poivrer.
Remplir d'eau aux trois quarts, ajouter un oignon grossièrement haché et deux cuillères à café de fumet déshydraté. Couvrir d'aluminium.
Enfourner à 150°C pendant 30 min.
Hacher l'échalotte et la faire revenir dans une casserole avec une noisette de beurre. Ajouter 10 cl de vinaigre et 10 cl de vin blanc. Laisser réduire à feu vif. Il ne doit rester que deux cuillères à soupe de liquide. Ajouter alors 200 g de beurre froid coupé en petits morceaux, petit à petit, et en fouettant vigoureusement.
On obtient une sauce liée bien oncteuse. Saler, poivrer, et ajouter la crème fraîche. Conserver au chaud au bain-marie.
Dressage
Disposer de la coucroute au centre de l'assiette et les trois poissons autour. Napper le chou d'une cuillère de sauce. Verser un cordon de sauce autour de l'assiette et sur le poisson.
Servir le restant de sauce en saucière.
Verdict : C'est un plat très fin et surtout beaucoup moins lourd qu'une choucroute traditionnelle ! La choucroute se marie très bien avec le poisson, et la sauce apporte une note douce et acidulée. A essayer ! Pour les inconditionnels du féculent, on peut accompagner d'une pomme de terre cuite à l'eau (ou dans le chou).
mercredi 21 février
La tarte flambée - Flammekueche
Avec mes collègues de bureau nous avons décidé de lancer un cycle découverte culinaire... Il faut dire que mon école est très cosmopolite et que nombre de nationalités se côtoient chaque jour ! Je partage donc mon bureau avec Sourour qui est Tunisienne, Nicole qui est Camerounaise, et Manal qui est Syrien.
J'ai eu l'honneur d'ouvrir le bal samedi dernier, en leur concoctant un repas 100 % Alsacien :
- en entrée/apéritif : des tartes flambées
- en plat : un trio de poissons sur lit de choucroute
- en dessert : une tarte au fromage blanc
La tarte flambée
Pour 2 tartes :
2 fonds de pâte (je les ai achetés tout prêts mais vous pouvez utiliser une pâte à pizza, en supprimant la levure et en remplaçant l'huile d'olive par une huile neutre)
6 cuillères à soupe de fromage blanc
200 g de lardons fumés
1 oignon émincé finement
100 g de munster
sel et poivre
Garnir chaque fond de pâte de 3 CS de fromage blanc, saler et poivrer la surface. J'ai garni jusqu'au bord car je les ai coupées pour les servir à l'apéritif.
Faire suer l'oignon émincé 1 min 30 au micro-onde. Le répartir sur les deux tartes. Répartir les lardons sur une tarte, le munster coupé en petits morceaux sur l'autre.
Enfourner 7 min à four préchauffé à 240°C.
Couper très vite et déguster aussitôt, cela refroidit à la vitesse de la lumière !






















